Expatrié depuis plus de huit ans dans la baie de San Francisco, Melvin Karsenti est l’une des plumes les plus connues de basketusa.com. Conseiller marketing le jour et journaliste la nuit, celui qui rêvait de devenir Michael Jordan a, à sa façon, réussi à se faire une place dans la « Grande Ligue ». Un parcours étonnant d’un amoureux de la balle orange, qui a décidé de transformer son rêve américain en réalité.
De notre côté de l’Atlantique, nous sommes beaucoup de passionnés à se lever en pleine nuit pour suivre les joutes quotidiennes de LeBron James et consorts. Un rythme de vie pas toujours facile à assumer surtout quand on doit, le lendemain, se rendre tôt en cours ou au travail. Melvin Karsenti, installé à San Francisco depuis huit ans, n’a pas de ce genre de problèmes. Ses journées, en revanche, n’en demeurent pas moins très chargées. Rien de bien surprenant pour quelqu’un qui mène une double vie. Les jours de matches, sur les coups de 17h, il quitte l’agence de marketing où il travaille pour rejoindre son amour de plus de vingt-cinq ans : la NBA. Vingt minutes de marche seulement, le séparent du Chase Center, la salle flambant neuve des Guerriers de la Baie. Arrivé sur place, il troque sa casquette de marketeur pour celle de journaliste. Depuis son arrivée dans le Paris de l’Ouest, le frenchie n’a pas manqué beaucoup de rencontres des Golden State Warriors et de leur incroyable parcours. Difficile pour lui, de ne dégager qu’un seul souvenir. « J’ai eu la chance de voir beaucoup de matches de folie à l’Oracle (l’ancienne salle des Golden State Warriors située à Oakland). Les performances plus folles les unes que les autres de Stephen Curry, les 60 points de Klay Thompson, la facilité déconcertante de Kevin Durant, Draymond Green, Iguodala… mais LE match qui m’a marqué reste le Game 7 des Finals 2016 (finalement perdu par les Warriors). La tension dans la salle, le scenario du match, c’était tellement incroyable que j’en avais du mal à écrire ! »
From Saint-Chamond to San Francisco
Comme beaucoup de jeunes ayant grandi dans les années 1990, Melvin a découvert la NBA grâce à « His Airness » Michael Jordan. « La NBA a bercé toute mon enfance et m’a aidé à forger une passion sans frontières pour le basket. Michael Jordan était mon idole, j’avais des posters partout dans ma chambre. » Il garde un souvenir vivide des finales de 1993 opposant les Chicago Bulls du mythique numéro 23 aux Phoenix Suns du MVP de saison régulière « Sir » Charles Barkley. « Je regarderais une action, je mettais sur pause, et j’allais dans notre jardin pour essayer de copier MJ sur mon panier Playskool. » Finalement, à l’inverse de Kobe Bryant, il ne réussira jamais vraiment à imiter le maître. Atteint du mal français (coucou Frank Ntilikina), Melvin préfère passer la balle à ses coéquipiers du club de Saint-Chamond, où il a fait toutes ses classes, plutôt que de marquer. Malgré des envies précoces de journalisme sportif, en 1998 par exemple il s’amuse à écrire des préviews de chaque match des finales, il n’abandonne pas pour autant les parquets et son rêve de NBA. Après quelques apparitions dans le groupe sénior de son équipe en National 1, il est prêté au club de Beaumarchais, en banlieue lyonnaise. Il y participe au championnat de France cadets avec leur équipe de Nationale 3 et continue, en parallèle à s’entrainer deux fois par semaine avec l’équipe de Nationale 1 de Saint-Chamond. Sa vie bascule l’année suivante. « Je suis parti à Richmond, dans l’état de Virginie, pour jouer en high school. J’avais décroché une bourse l’été précédent en participant à l’American Basket Camp. J’ai fait un an à la Trinity Episcopal School, dans une expérience absolument incroyable. » L’année suivante, il retourne jouer et finir ses études en France. « Je n’avais qu’une envie : retourner vivre aux États-Unis. Je me suis mis à chercher des postes là-bas et j’ai eu la chance de décrocher le poste d’attaché de presse au consulat général de France à San Francisco. J’avais un contrat de deux ans, j’y ai rencontré ma femme, et plus de huit plus tard, j’y habite toujours ! »
Warriors, warriors !
Après avoir un temps envisagé de devenir journaliste avant de se diriger vers les relations internationales, il renoue avec sa passion de l’écriture à son arrivée à « Frisco ». « Je connaissais la NBA sur le bout des doigts. Avec la montée en puissance des réseaux sociaux, j’ai commencé à poster des mini récaps de certains matches que je regardais en live. Plus tard, je me suis dit pourquoi ne pas postuler à Mondial Basket, à l’Équipe… » Il rejoint finalement Catch & Shoot, l’ancêtre de Be Basket et tombe progressivement amoureux des Warriors. « Je suis arrivé dans la Baie lors de la saison du lockout, celle de la première année de Mark Jackson et j’ai eu la chance incroyable de les voir passer de jeune équipe en reconstruction à équipe de playoffs, pour finir sur les cinq saisons exceptionnelles culminées par trois titres, cinq finales, et une saison record à 73 victoires. J’étais/je suis au bon endroit, au bon moment. » Là, tout s’enchaîne pour Melvin. Il interview le « Logo » Jerry West, rencontre Vince Carter dans les vestiaires, est présent à l’hommage rendu à Charlie Hebdo à l’Oracle Arena, plus récemment au retrait de maillot de Tony Parker … On pourrait le croire rassasié, mais que nenni. Il souhaite continuer à partager sa passion du basket et à vulgariser les aspects tactiques et stratégiques de son sport auprès du grand public. Melvin Karsenti continue de rêver d’Amérique, de NBA. « J’aimerais devenir le premier français à être beat writer d’une équipe NBA. Et, j’aimerais pouvoir interviewer Michael Jordan. Wish me luck ! ». Comme dirait Laurent Paganelli : « en tout cas, on te le souhaite ». A sa façon, sans enfiler de sneakers, Melvin ouvre la voie pour toute une génération de français qui rêvent de NBA.
Plus que les nombreux highlights de football américain qui déferlent sur le web, les réseaux sociaux sont devenus un nouvel outil pour les joueurs afin de se faire repérer.
« Si j’avais été joueur il y a dix ans, je ne sais pas si j’aurais eu cette opportunité ». Karl Mongosso, 19 ans et joueur de football américain à La Courneuve, évoque un All-Star game où il a eu l’occasion de performer l’an dernier. D’après le jeune receveur, cette opportunité n’est pas étrangère aux réseaux sociaux. « Je pense que les réseaux sociaux aident beaucoup aujourd’hui. Les moyens de communications ont beaucoup changé, ça fait la différence. Je pense que si j’ai pu aller au All-Star game c’est grâce à Instagram. Aujourd’hui c’est plus facile pour se faire remarquer et contacter des coaches ou autres », explique Karl Mongosso.
Si l’exposition du talent du jeune joueur sur Instagram lui a permis de rejoindre ce All-Star game, cela lui a également permis de rencontrer Brandon Collier. Ancien joueur de NFL et de CFL, Brandon Collier s’occupe aujourd’hui de PPI Recruit. Ce programme, basé en Allemagne, a pour objectif de détecter des talents à travers le monde, notamment en Europe, et de les accompagner pour éventuellement les envoyer en NFL. L’action de PPI Recruit comprend une grosse couverture sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter.
Suivi par plus de 3 000 personnes, le compte Twitter de PPI Recruit diffuse régulièrement des vidéos d’entrainement et de camps des joueurs qui font partie du programme. Karl Mongosso est dithyrambique à propos de Brandon Collier : « Il n’y a personne avec qui j’ai déjà travaillé avec qui je pourrais le comparer. Il a un réel talent pour déceler les facultés des joueurs. Il a aussi un don pour parfaitement utiliser son réseau de contacts qu’il s’est forgé au fil de sa carrière pour donner des opportunités à ses joueurs. »
Twitter, réseau de recrutement numéro 1
A quelques semaines de découvrir la première division NCAA, Wilfried Pene reconnaît également que sa progression et ses opportunités américaines sont liées aux réseaux sociaux. Pour lui, ce n’est pas Instagram qui l’a propulsé mais le réseau social à l’oiseau bleu : « Twitter c’est le reseau social qui permet aux joueurs de se faire recruter. Tout au long de l’année tu es suivi par les coaches d’université, surtout sur Twitter. C’est là que les joueurs mettent leurs highlights, que les coaches discutent. Plus tu es visible sur Twitter, plus les coaches aiment ça. J’ai essayé de mettre mes vidéos sur Twitter, je n’hésitais pas à mettre sur twitter que j’arrivais à bouger des joueurs américains bien notés en universitaire (4-5 étoiles). »
Le haut niveau américain, Anthony Mahoungou le connaît. Avant son expérience à Purdue en NCAA et aux Eagles de Philadelphie, le receveur reconnaît lui aussi s’être servi des réseaux sociaux pour progresser. « Avec des gars de mon club, notamment le célèbre youtubeur Prime, on passait notre temps à s’entraîner. J’allais sur YouTube et je regardais des drills, des techniques d’entraînement de joueurs de NFL, NCAA ou des meilleurs prospects d’highschool, et je reproduisais les exercices », révèle l’ancien joueur de Philadelphie.
Suivre l’évolution des jeunes
Si les réseaux sociaux n’étaient pas aussi développés lors de sa carrière sportive, Philippe Gardent, 40 ans, ancien joueurs des Redskins et des Panthers, aime les utiliser pour s’informer sur les futures pépites françaises. Il raconte : « Je suis fier quand je vois un gars qui signe en college sur les réseaux sociaux, ça me fait plaisir de prendre contact avec lui et de lui dire : félicitation, j’espère que tu vas tout déchirer. J’espère que tu vas représenter notre pays comme il faut et continuer à faire évoluer notre sport ». J’ai beaucoup aidé Anthony Dablé au début dans sa structuration. A chaque fois que j’ai pu aider des jeunes je l’ai fait. Aujourd’hui on devient de plus en plus vieux et il y en a d’autres depuis (qui ont pris le flambeau). J’espère juste que les jeunes se rendent compte que nous on est là pour eux et que c’est vers nous qu’il faut se tourner. On n’a pas besoin de se connaître, pour moi c’est comme une fratrie ».
Si les opportunités d’aller évoluer sur les terrains de football américain aux Etats-Unis se multiplient pour les jeunes joueurs français, les réseaux sociaux n’y sont sûrement pas étrangers. Leur démocratisation sera-t-elle ce petit plus qui permettra d’envoyer plus de joueurs français en NFL ? L’avenir (proche) nous le dira.
Fort de près de quatorze mille abonnés sur Twitter, le compte @SASpursFr est l’un des fers de lance de la communauté NBA_FR. Tenu par Benjamin et Clément, deux fans passionnés des San Antonio Spurs, le compte connait en moyenne quatre-cent nouveaux abonnements par mois. Un succès dont semble bénéficier l’ensemble des comptes de fans de français.
Pouvez-vous vous présenter brièvement ?
Benj : « Déjà bonjour et merci de me laisser m’exprimer c’est un honneur ! Je m’appelle Benjamin, j’ai 19 ans et je viens de Suisse. Actuellement je suis libre comme l’air en attendant de reprendre mes études en septembre. »
Clément : « Clément, 25 ans, j’habite du côté de Marseille depuis 5 ans, mais je vais revenir dans le Sud-Ouest dans le courant de l’année 2020, pour ma grande délivrance. Dans la vie, je suis Responsable Marketing d’un site de vente en ligne. »
Quel a été votre premier contact avec la NBA ? Depuis quand suivez-vous cette ligue de façon régulière ?
Benj : « Je pense que c’était quand j’étais petit à la télé. J’ai dû voir quelques matchs ou quelques highlights passer sur les chaînes de sport. Je m’intéressais de loin au basket et à la NBA, j’étais surtout fan de foot à l’époque. Je me suis vraiment mis à fond dedans aux alentours de 2015. C’est très tard par rapport à certains, mais comme je vis dans la merveilleuse ère d’internet j’ai pu combler mes lacunes assez vite. Je continue d’apprendre, surtout l’aspect tactique des matchs que je continue d’étudier. C’est passionnant, mais sans l’expérience du jeu en club (j’ai surtout joué en playground) l’apprentissage est un peu plus long. »
Clément : « À mon grand regret, je n’ai jamais eu la chance d’avoir des proches (amis ou familles) qui s’intéressent au basket. J’ai donc découvert la NBA très tard, trop tard… Comme beaucoup de monde je pense, mon tout premier contact a été sur une console avec 2K en 2011. J’étais chez un pote, on a allumé la play de son grand frère et il n’y avait que NBA 2K12 de disponible. J’ai pris les Bulls, car c’était la seule équipe que je connaissais de nom. Dans l’effectif, il y avait un certain Derrick Rose et je m’amusais à tirer à 3pts tout le temps. Il était tellement fort dans le jeu que j’étais persuadé que c’était un excellent shooter à 3pts. Je n’ai pas eu de coup de cœur sur le moment, c’est quatre ans plus tard, en 2015, que j’ai commencé sérieusement à me pencher sur la NBA. »
Etienne, l’un des deux administrateurs du compte @Raptors_FR, nous explique comment Twitter lui a permis de réaliser l’un de ses rêves
Comment êtes-vous devenus fans des Spurs ?
Benj : « Quand j’ai commencé à suivre la NBA, je ne connaissais qu’un nom ou presque : Tony Parker. C’est donc tout naturellement que je me suis tourné vers San Antonio. Et à force de découvrir l’histoire et la culture du club je me suis rendu compte que l’équipe me correspondait en tout point ! Une histoire riche et remplie de succès grâce à une gestion intelligente, un jeu collectif où les performances individuelles sont toujours laissées au vestiaire, le meilleur coach de tous les temps… Au final il y a beaucoup de similitudes avec Manchester United dont je suis fans depuis bientôt 15 ans. Ça vient peut-être de là. Mais je pense que l’amour vers une franchise ne se décide pas, ça vient ou ça ne vient pas. Et je suis tombé amoureux de cette équipe qui commence à me faire du mal (référence aux résultats mitigés de la franchise cette année). »
Clément : « Printemps 2015, cette fois-ci en coloc avec un pote, il avait ramené sa XBOX et on a lancé 2K15. On se retrouvait pratiquement tous les soirs pour y jouer. C’est à partir de là, que j’ai commencé à réellement me pencher dessus. Ce système de franchises, de draf… Ça m’intriguait et j’ai voulu tout savoir, tout connaître ! J’ai parcouru les pages Wikipédia, les forums, les réseaux sociaux, les bouquins, les vidéos YouTube.
J’ai vraiment commencé à m’intéresser aux Spurs en lisant des articles sur Popovich (coach de la franchise depuis 1996). Etonnamment, aucun joueur ne m’avait attiré jusque-là, simplement ce coach. Le personnage me fascinait : un vieux grincheux froid et sévère à première vue, qui finalement cache une personne incroyablement humaine et drôle en dehors des terrains, paternaliste dans tous les sens du terme. En me penchant sur l’homme puis le coach j’ai tout de suite accroché, ses valeurs et le jeu qu’il propose m’ont tout de suite correspondu : défense, collectif et peu d’individualité.
En me penchant sur Popovich, je me suis forcément penché sur toute la franchise. Absolument tout ce qu’inspire la franchise m’a attiré : la modestie, l’excellence, la régularité, la fidélité, l’efficacité, le collectif et la discrétion. Des valeurs que je partage dans la vie de tous les jours. Ensuite l’histoire est trop belle pour ne pas tomber amoureux : Tim Duncan qui devait devenir nageur professionnel et qui devient finalement le meilleur joueur all-time à son poste, les deux titres pour David Robinson avant sa retraite, la création du Big 3 (Tim Duncan, Manu Ginobili, Tony Parker) avec deux non-américains, la domination des années 2000, le titre de 2014 après la désillusion de 2013. Incroyable ! »
Pourquoi avoir décidé de créer (reprendre dans votre cas) un compte Twitter dédié à votre franchise de cœur ?
Benj : « Dans mon cas, avant de reprendre ce compte, j’étais CM d’un autre compte des Spurs, anciennement baptisé @SpursSAFR. qui suite à mon départ est devenu un compte dédié aux Austin Spurs, notre équipe de G-League (ligue de développement de la NBA). L’histoire c’est qu’en début d’année 2017, il n’y avait qu’un seul compte Spurs France, c’était d’ailleurs celui que l’on a repris avec Clément. Aux alentours de février, un autre compte qui est apparu : @SpursSAFR. Quand j’ai vu que le compte se lançait et qu’il avait un peu de peine à se démarrer, je lui ai proposé de lui filer un coup de main pour le rendre plus actif. A l’époque, je trainais beaucoup sur Twitter. Au fil des mois, le créateur du compte était de moins en moins présent (études, examens, etc.), et moi de plus en plus jusqu’au point où il m’a plus ou moins laissé le compte. Il m’envoyait un message tous les six mois pour me féliciter. Depuis, je n’ai plus trop de contact avec lui. Aujourd’hui, je ne sais toujours pas si je ne lui ai pas un peu volé son compte… Mais bon, il n’a pas l’air de se plaindre ! »
Clément : « Cette question concerne surtout Benj qui, lui pour le coup, avait créé son propre compte « de franchise » avant de rejoindre celui de la Spurs Nation France. Pour moi c’est un peu différent, le compte est avant tout lié à l’association Spurs Nation France et Vincent (le créateur original du compte) ne trouvait plus le temps ni l’envie de l’animer. Il a donc logiquement cherché une personne membre de l’association et active sur Twitter : moi. N’ayant pas forcément le temps ni l’expérience de gérer un compte de cette ampleur, j’ai contacté Benj pour m’aider. Pour le convaincre de le lâcher son compte précédent, il a fallu argumenter pendant des jours, mais il a finalement accepté. Depuis que je co-tiens le compte et je dois avouer que c’est particulièrement jouissif de pouvoir exprimer sa passion à plus de 13500 personnes. »
Pouvez-vous nous expliquer le fonctionnement de votre compte ?Quel genre d’investissement cela demande au quotidien ?
Benj : « C’est assez simple. Quand Vince, l’ancien admin du compte, est parti, il a laissé les clés à Clément, mais il ne se sentait pas de gérer ça tout seul. Il m’a donc appelé et après d’intenses négociations, j’ai accepté de le rejoindre. En gros, moi je fais exactement la même chose qu’avant : je traite l’actualité de l’équipe, je commente les matchs, j’interagis avec les gens (je fais des blagues nulles aussi) … Je m’occupe de tout ce qui touche aux Spurs, et Clément de tout ce qui touche à la Spurs Nation France, l’association de fans dont le compte Twitter est le « porte-étendard » ».
Clément : « Comme dit plus haut, notre compte diffère légèrement des autres comptes de fans. Nous sommes avant tout une association et en plus de traiter l’actualité des Spurs, ce compte est une surtout une vitrine de la Spurs Nation France, de ses activités et des évènements qu’elle organise. Pour la gestion du compte, du coup c’est assez simple. Tout ce qui touche l’actualité des Spurs, les débats, les lives de match, c’est Benjamin qui gère. Tout ce qui touche à l’association, au site internet et aux résumés de matchs, c’est plutôt moi. En plus de la gestion du compte, nous écrivons régulièrement des articles pour notre site internet et nous enregistrons chaque mois un. Ça demande de l’investissement forcément, mais c’est un vrai kiff. »
Benj : « Depuis qu’on a lancé le site et le podcast, c’est parfois un peu plus chargé, mais personnellement je prends tellement de plaisir à faire que je ne considère même pas ça pour de l’investissement. Factuellement, je passe plusieurs fois par jours sur Twitter pour checker les notifications, répondre aux gens, tweeter les informations, etc. Au final c’est comme un passe-temps. La vraie galère c’est quand je dois décider si je mets mon réveil à 2h00 pour commenter le match en direct ou si je mate le replay le lendemain. Cela dépend surtout de ma journée du lendemain, parce que oui j’ai aussi une vie à côté… Par exemple, l’année dernière j’étais étudiant, et je n’ai pu commenter qu’à peine la moitié des matchs de la saison. En ayant plus de temps cette année, je tourne aux alentours de 75%. Au final, je regrette rarement de m’être levé et c’est aussi un plaisir de m’énerver devant mon écran et le retranscrire à l’écrit. »
Etes-vous déjà allés San Antonio pour assister à un match des Spurs ?
Benj : « Pas encore, non. Ça va forcément arriver un jour mais je n’ai aucune idée de quand exactement. »
Clément : « À l’heure où je réponds à ces questions, je décolle dans 20 jours direction San Antonio. Ce sera mon premier voyage aux États-Unis, et naturellement mes premiers matchs NBA ! C’est par le biais de notre association Spurs Nation France que nous organisons des voyages chaque année à San Antonio en partenariat avec Gate One Voyages. C’est un rêve qui va bientôt devenir réalité ! On y reste une semaine pour voir les matchs face à Dallas, Denver et Minnesota. »
Sentez-vous un engouement grandissant autour de la NBA en France ?
Benj : « Tout à fait. Sans parler du match NBA à Paris qui n’a, selon moi, aucune valeur (contrairement aux billets), il suffit de voir le nombre de personnes quichaque jour nous rejoignent sur Twitter. Il y a beaucoup de nouveaux fans qui apprennent sur le tas. Je pense que c’est important, en tant compte « influent », d’aider les nouveaux à comprendre et à apprécier le basket et la NBA. Même sans parler de Twitter, rien que dans ma petite ville d’à peine 10 000 habitants, je vois de plus en plus de jeunes sur les playgrounds. C’est une victoire pour le basket ! »
Clément : « Je n’ai plus les mots exacts mais Trashtalk l’avait très bien expliqué dans une vidéo. La NBA (contrairement aux autres sports, comme le foot en France) a décidé d’offrir beaucoup de liberté concernant les diffusions de vidéos sur les réseaux. Le pari est réussi, car l’engouement a vraiment explosé depuis quelques années en partie grâce à ça. Les médias comme TrashTalk et First Team ont su sauter sur l’occasion et ont couvert, chacun à leur manière, toute l’actualité NBA en vulgarisant et en rendant très accessible beaucoup de contenu. Ça a beaucoup aidé, surtout via Youtube et les réseaux sociaux. Lorsqu’on voit qu’on arrive à plus de 400 abonnés chaque mois en moyenne, on se dit que la NBA commence réellement à exploser en France, et surtout en France d’ailleurs. »
Avec les autres comptes NBA_FR avez-vous l’impression de participer, à votre échelle, à cet engouement ? Dans quelle mesure ?
Benj : « On est peut-être une porte d’entrée facile à ceux qui découvrent la NBA, grâce à notre ton et les informations/discussions que l’on partage, mais ça reste minime. C’est la NBA elle-même qui crée son engouement, notamment avec des joueurs comme Steph Curry et LeBron James. Ce sont de super ambassadeurs pour la NBA, qui font très régulièrement parler du basket dans les médias. C’est un peu similaire à l’explosion de la NBA dans les années 90′ avec Jordan & Co. Nous on en profite plus qu’on y contribue. »
Clément : « Je ne pense pas qu’on soit la première force d’acquisition des nouveaux fans, mais plutôt une contribution dans le processus. Les nouveaux fans débarquent souvent sur les gros médias très présents sur les réseaux sociaux et découvrent ensuite que des comptes FR sont « reliés » à chaque franchise NBA. Je pense que ce qui attire ces nouveaux fans c’est d’avoir des infos et un contenu lié à une franchise bien précise, car de notre côté on renvoie un peu une image de « spécialiste » qui est à double tranchant. Les personnes qui se cachent derrière les comptes FR sont vraiment des passionnés qui proposent énormément de contenu lié à leur franchise et quand tu transmets autant de passion tu ne peux qu’avoir des fans qui s’accrochent en retour. Pour résumé, pour moi, nous ne sommes pas à l’origine de cet engouement mais nous participons au fait qu’il ne soit pas éphémère. »
Par le biais de Twitter, avez-vous l’impression de vivre à distance votre rêve américain?
Benj : « Non pas du tout ! On est juste des fans qui partageons notre passion, on est à des années-lumière d’un « rêve américain ». Cependant, on (les comptes de franchises) a la chance de commencer à être reconnus par les médias plus « traditionnels », et on essaie toujours de pousser un peu plus loin nos ambitions. beIN Sports, par exemple, nous a récemment invité dans leurs locaux. Ça paraît minime, mais c’est un gros pas en avant pour nous. On s’éclate à faire ce qu’on fait et si ça peut nous offrir des opportunités dans le futur, c’est du bonus ! »
Clément : « Il faut voir où ça nous mène, mais c’est clair que ça y contribue, surtout quand on voit comment les comptes FR de Charlotte et de Milwaukee ont été impliqués dans le NBA Paris Game en Janvier. C’est fou, ça dépasse complètement nos attentes. J’ai encore l’image d’Hugo de BucksFR interviewé spécialement par le compte officiel des Milwaukee Bucks. C’était hallucinant. Je pense aussi à Bein Sport qui a invité un membre de chaque compte FR pour visiter les locaux et profiter des matchs du Martin Luther King Day. Personne n’avait imaginé ça non plus. À notre niveau, difficile de s’amuser avec le service communication des Spurs, qui est égal aux performances marketing de la franchise ces dernières années : réservé, ennuyeux et fermé. Heureusement, via l’association et nos précédents voyages, nous avons réussi à construire une relation avec des membres du staff de sorte à pouvoir offrir aux fans qui voyagent avec nous des expériences uniques. »
L’un a débuté le football américain chez les Pionniers de Tours, l’autre chez les Hussards de la Roche-sur-Yon. Wilfried Pene, 19, tight end, et Jeffrey M’ba, 20 ans, defense tackle, partage un destin croisé. Amis dans la vie, les deux jeunes joueurs ont connu le même parcours formateur aux Etats-Unis. A quelques mois du début de la saison 2020 de NCAA, les deux compères poursuivent leur rêve américain.
Ils font sans contexte parti du futur du football américain français. Wilfried Pene et Jeffrey M’ba, actuellement aux Etats-Unis, travaillent durs pour atteindre un même objectif : une place en NFL. Si Wilfried Pene découvrira les terrains de la division 1 NCAA dès la saison prochaine avec l’université de Virginia Tech, Jeffrey M’ba devra encore patienter avant de faire ses preuves à ce niveau. Ce dernier rejoindra lui le JUCO d’Independence, rendu célèbre notamment grâce à la série Last Chance U de Netflix.
Alors que Jeffrey M’ba découvre le football américain à la Roche-sur-Yon, Wilfried Pene, lui, débute à Tours. Le premier rejoint ensuite le pôle France de Bordeaux, le second le pôle France d’Amiens. Au-delà de l’équipe de France, ce sont les Etats-Unis qui ont réunis les deux joueurs sur le terrain. « J’ai fait venir Wilfried aux Etats-Unis, on est allé jouer ensemble à Saint Frances Academy (N.D.L.R. un lycée catholique de Baltimore, Maryland) », lance Jeffrey M’ba. Suite à un problème lié à leur agrément pour l’obtention d’un visa étudiant, les deux français se voient dans l’obligation de trouver un autre établissement où continuer leur expérience américaine. Grâce à l’aide du coaching staff de Saint Frances, Jeffrey et Wilfried arrivent à Saint Thomas Moore, une école internationale dans le Connecticut.
Prouver sur le terrain
Malgré cette mésaventure, les deux joueurs ont prouvé qu’ils étaient capables de performer dans le pays du foot us. Wilfried Pene raconte : « On est arrivé en octobre là-bas. On a joué quatre matches en tout dans la saison. Je n’ai pas eu beaucoup d’offre à ma première année, vu que j’ai pas beaucoup joué. J’ai fait ma deuxième année en tant que titulaire et c’est là que j’ai prouvé que je pouvais aller en division 1. » Pour Jeffrey M’ba, le terrain a également été un moyen de prouver son niveau. « A partir des premières années, j’ai été classé 15e de ma position aux USA, à partir de là je me suis dit que j’avais une chance d’aller en NFL. J’ai eu 4 étoiles et deuxième du Connecticut. J’avais le gabarit mais techniquement je n’avais pas encore le niveau pour moi », révèle-t-il.
Suite à ces bonnes performances, Wilfried Pene s’est vu proposer de rejoindre l’équipe de Virginia Tech, en première division NCAA. Pour Jeffrey M’ba, si les offres universitaires étaient présentes, il n’a cependant pas pu les accepter en raison de résultats scolaires trop faibles. Son objectif n’en reste pas pour autant modifié. Le defensive tackle va rejoindre le JUCO d’Independence en juin, dans l’objectif de rejoindre la NCAA plus tard.
Ne pas passer par la case Canada
Les deux joueurs français partagent une autre similitude, celle d’avoir refusé les offres canadiennes. « J’aurais pu passer par le Canada, j’ai des offres de grandes universités canadienne, j’aurais pu tester la CFL. Mais pour moi la NCAA c’est le top, c’est le moyen d’être drafté et de rester, je veux être drafté. L’étape NCAA est pour moi une étape obligatoire, je veux être considéré », explique Jeffrey M’ba. Pour Wilfried Pene, les expériences passées d’anciens joueurs ont été déterminantes : « J’ai vu pas mal de joueurs revenir du Canada après quelques saisons, je ne voulais pas ça, je voulais partir pour rester. J’ai donc décidé d’aller aux USA. »
Si les deux joueurs poursuivent leur rêve de NFL, celui-ci nécessite des sacrifices non négligeables. Jeffrey M’ba se livre : « Ne pas souvent voir les personnes qu’on aime, c’est super dur. Il y a des moments où ça va mal et quand t’es tout seul à l’autre bout du pays ou de l’océan, tu ne vois pas les choses pareils. Il faut aussi faire attention à ce qu’on mange, aller à la salle et à l’entraînement tous les jours. On n’a pas de vie et on n’a pas de réelle considération. Tu ne vois pas la finalité, on te traite comme du bétail mais il ne faut pas abandonner. Bosser sans garanti d’avoir des résultats un jour c’est dur, je ne sais pas si tout le monde peut faire ça. » Pour Wilfried Pene, ce mode de vie n’est pas forcément au détriment de ses proches : « Je loupe des fêtes, d’amis ou de la famille. Certes ce sont des sacrifices sur l’aspects social, mais dans un sens c’est pour espérer pouvoir les mettre bien plus tard. »
Le rêve financier
Alors que Wilfried Pene s’apprête à découvrir les terrains de la NCAA et que Jeffrey M’ba se prépare à intégrer un des JUCO les plus connus des Etats-Unis, les deux compères partagent le même rêve de NFL. Objectif sur lequel, une nouvelle fois, leur vision concorde. « La NFL c’est le summum, je veux montrer que peu importe ton origine, tu peux y jouer. Je veux vivre mon rêve et mettre ma famille à l’abri », lance Jeffrey M’ba. Wilfried Pene continue : « Mon rêve américain, ce serait de faire beaucoup d’argent pour mettre mes amis et ma famille bien. »
Médaillé d’or aux World Games 2017 et champion d’Europe 2018 avec l’équipe de France de football américain, Sébastien Séjean a également connu une aventure de pré-saison en NFL avec les Rams, de Saint-Louis à l’époque. Aujourd’hui à la retraite, l’ancien safety de 36 ans porte un regard satisfait sur sa carrière sportive.
Vous avez débuté aux Molosses d’Asnières-sur-Seine par le flag football en 2000, comment se sont passés vos premières années de footballeur américain ?
Chaque année il y avait des camps équipe de France pour les juniors. J’ai fait tous ces camps en 2001 et ça s’est super bien passé. J’ai eu ensuite l’opportunité de rentrer en sport étude à Amiens, notamment pour préparer le championnat d’Europe junior. Et après ce championnat, j’ai eu l’opportunité de jouer avec la team Europe. A l’époque, ça n’existait pas le championnat d’Europe junior avec les nations. Donc en partenariat avec la NFL, ils prenaient les meilleurs juniors européens et ils les mettaient sur une équipe européenne qui allait jouer pendant la semaine du Superbowl aux Etats-Unis pour jouer contre les meilleurs joueurs de CEGEP du Canada, contre les meilleurs joueurs mexicains, japonais, et les meilleurs joueurs de l’état américain où se déroulait le Superbowl. Moi c’était en 2003 donc c’était en Californie. Quand j’y suis allé j’ai eu l’opportunité d’avoir des contacts avec différentes universités. Quand je suis rentré en France, j’ai eu l’opportunité de jouer le championnat du monde sénior avec l’équipe de France le même été. C’était le premier que la France jouait. J’avais encore une année d’étude à faire en France à ce moment-là avant d’avoir le bac. Une fois que je l’ai eu je suis parti à l’université de Laval au Canada.
Pourquoi avoir choisi de partir jouer en universitaire au Canada ?
Je suis parti à Laval car c’était plus simple au niveau scolaire, au niveau équivalence des diplômes. Et pour partir aux Etats-Unis à l’époque on n’avait pas les mêmes facilités que les jeunes d’aujourd’hui. Aujourd’hui, les jeunes peuvent rentrer dans un JUCO pendant six mois, passer le TOEIC ou le TOEFL, et rentrer en première division. Dans ce temps-là, il fallait tout faire soi-même, depuis la France, au petit bonheur la chance. Le plus simple et le plus logique pour moi c’était d’aller dans le meilleur programme canadien.
Quand je jouais le championnat du monde junior, on était entraîné par des coaches NFL Europe, donc on était invité à des camps NFL Europe. Pour être considéré comme joueur professionnel, il faut faire trois jours dans un camp. Donc si on fait trois jours dans un camp, on est considéré comme professionnel et on ne peut plus jouer en universitaire. Lorsque j’ai eu la proposition des camps NFL Europe, j’avais aussi la proposition d’aller jouer en universitaire à Laval. Du point de vue des études et du football américain, c’était plus intéressant pour moi d’aller jouer en université.
Après ce départ en Amérique du Nord, est-ce que la NFL est devenu un objectif ?
En allant jouer en universitaire à Laval, ça me donnait un passe-droit pour jouer en NFL Europe. Je savais dans tous les cas qu’à la fin de ma carrière universitaire, au pire je pouvais revenir en Europe et jouer en NFL Europe. Mais entre-temps, quand on joue en universitaire, qu’on voit le niveau et qu’on voit qu’on n’est pas loin du niveau pour être sélectionné dans une draft, CFL ou NFL, forcément les objectifs sont à la hausse, mais tout en ayant un garde-fou.
Lors de ma première année universitaire, des recruteurs CFL sont venus me voir. Au niveau pro, ils avaient juste le droit de se présenter et de me parler, de dire des beaux mots. Entre temps, les recruteurs de la NFL Europe me suivaient aussi à distance. Quand je suis arrivé à mon avant-dernière année universitaire, ils ont vu que j’avais des opportunités en CFL et en NFL. J’ai été contacté pour faire des camps d’évaluation dans toute l’Europe. Il y en a eu un à Londres, deux à Séville. J’avais aussi passé des tests à l’université de Michigan aux Etats-Unis et celle du Connecticut.
Et puis vous avez reçu une invitation NFL des Rams de Saint-Louis, comment cela s’est-il passé pour vous ?
L’expérience aux Rams s’est super bien passée. Après c’est un autre niveau. La plupart des joueurs qui arrivent sont des universitaires qui arrivent au mini camp, juste après la draft. Moi, j’ai tout loupé, je suis arrivé tard. Je faisais le tour du monde pour faire des tests, donc je suis arrivé en juin, même pas au camp rookie, mais au camp d’entrainement. Je suis arrivé et on m’a donné le playbook et on m’a dit « let’s go ». En terme de temps de travail et d’opportunité, ce n’était pas la même chose que pour les Américains, mais il faut prendre son mal en patience et se dire que c’est une belle opportunité, même si on n’a pas tous les éléments de notre côté. Je me rappelle que quand je suis arrivé, la première année, c’était l’année où s’était fait drafté Chris Long. Je jouais avec des joueurs que les jeunes ne connaissent pas, mais s’entraîner avec des joueurs comme Torry Holt, Marc Bulger, Orlando Pace, qui sont maintenant Hall of Fame, jouer des matches contre Ray Lewis, Chad Ochocinco, Terrel Owens, Tony Romo, Jason Witten, et j’en passe, c’est un tout autre niveau.
Avec ce parcours atypique et le fait d’être français, avez-vous senti un traitement différent à Saint-Louis ?
Le fait que j’ai eu un parcours différent ou que je sois français, ils s’en foutent. Dans tous les cas, on a deux, trois, quatre actions pour faire ses preuves. Techniquement, une fois qu’on a un maillot et un casque sur le terrain, ils s’en foutent de savoir qui on est. L’une des choses qui m’a le plus marqué en NFL, c’est qu’on a beau s’appeler Ray Lewis, Tom Brady ou Joe Montana, quand on est sur le terrain, les entraineurs nous appellent par notre numéro, pas par notre prénom. Donc tout le monde est à la même enseigne.
Aujourd’hui, avec le recul de la retraite sportive, que pensez-vous de votre parcours ?
Je ne changerais rien à mon parcours. J’ai eu deux carrières, une en jeune qui s’est terminée avec la NFL, et après une deuxième en Europe, beaucoup plus axée sur l’équipe de France. Je ne changerais rien à cette carrière dans sa globalité. Peu importe ce que j’ai fait, je n’aurais pas pu mieux faire à ce moment donné.
Pour moi, aller aux Etats-Unis ce n’était pas un rêve. Après, je ne vais pas vous mentir, il y a beaucoup de personnes qui disent qu’ils sont talentueux, mais il y a beaucoup d’heures de travail derrière et de sacrifices. Après 2003, la première fois que j’ai passé un nouvel an avec mes parents c’était en 2011 ou 2012. De là à dire que j’avais un rêve américain non. C’est énormément de travail, énormément de sacrifices, pour atteindre un objectif.
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